Retour sur le CES – Episode 1/4 : On y va ou on n’y va pas ?

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Il y a plus d’un mois maintenant, nous rentrions du CES (Consumer Electronic Show), le plus grand salon d’électronique Grand-Public au monde et la référence de l’innovation mondiale en la matière.
Pour mémoire, le CES en quelques chiffres, c’est :
4 jours de salon à Las Vegas
240 000 m² de stands
3 900 exposants dont 365 représentants français
184 279 visiteurs du monde entier (158 pays représentés)

Maintenant que nous avons repris notre souffle, il est temps de revenir sur ce sprint intense de 5 jours.

Ce billet fait partie d’une série de 4 .
Dans chacun d’entre eux nous revenons sur un aspect particulier de notre voyage :

N’hésitez pas à commenter pour nous dire si vous partagez ou non nos points de vue et nous faire part de vos questions et/ou remarques.

Le CES, on y va ou on n’y va pas ?

Passée l’idée séduisante poussée par tous les marchands de rêve, du kiff absolu que peut représenter pour une startup hardware d’être présente au plus grand rassemblement du monde dédié à l’innovation, la participation au CES n’a pas été une évidence tout de suite.
Participer à un salon c’est bien, savoir pourquoi on y va c’est mieux !

 

Un certain nombre de points méritaient d’être regardés de plus prés.

Tout d’abord, allions-nous être en adéquation avec le visitorat ?
Nous n’avions pas encore confronté, à ce moment –là, notre solution à une audience autre que celle qui était à notre portée directe : l’audience française. Allions-nous réussir à intéresser les différentes nationalités qui allaient passer à proximité de notre produit ? Qu’il s’agisse de la presse ou des autres visiteurs. Allions-nous réussir à intéresser un public autre que français au milieu de la cacophonie du CES, avec un sujet comme le nôtre : à la croisée des chemins Tech et Vin ?

Ensuite quelles opportunités business pourrions-nous déclencher pendant le salon et lors des événements avant et après nos journées à l’Eureka Park ?
Serait-il possible de rencontrer sur place des personnes avec lesquelles réellement travailler par la suite sur tous les aspects que ce soit : la distribution, la fabrication, le développement ou le financement. Des personnes aussi bien étrangères que françaises, car nous connaissions le paradoxe du CES : il est parfois plus facile de rencontrer des français à Las Vegas qu’en France.

Au-delà de ces aspects, il nous fallait nous poser la question de savoir si une participation au CES était cohérente avec l’histoire que nous étions en train de construire … et de raconter. Cela pouvait avoir une certaine logique puisqu’à l’époque nous préparions notre campagne de crowdfunding surIndiegogo. Mais était-ce une étape cohérente dans la stratégie de développement de notre entreprise ? N’était-ce pas trop tôt pour s’exposer à l’international, qui plus est sur le plus gros et le plus médiatisé des événements de l’année ?

Il nous semblait, au stade où nous en étions, que notre participation pourrait nourrir deux objectifs : gagner en notoriété et pouvoir tester l’intérêt d’un public plus large que celui que nous avions pu croiser lors des salons et événements en France.
Après avoir échangé avec d’autres startups ayant déjà fait le voyage, longuement tourné le sujet dans tous les sens et pesé le Pour et le Contre, nous avons fait le pari du CES.

La machine était lancée, nous participerions au CES 2018 !